Le 27 novembre devient la nouvelle journée internationale pour l’élimination du mariage des enfants, du mariage précoce et du mariage forcé
Le 4 septembre, l’Assemblée générale des Nations Unies a voté la création d’une nouvelle journée internationale dédiée à l’élimination du mariage des enfants, du mariage précoce et du mariage forcé dans le monde. Portée notamment par Girls Not Brides et The Global Partnership to End Child Marriage, cette initiative marque une avancée dans la reconnaissance des violences liées à ces pratiques et témoigne d’un engagement international croissant en faveur de leur élimination.

Elle s’inscrit dans les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 et maintient cette lutte parmi les priorités internationales. Pour autant, Girls Not Brides rappelle que cette reconnaissance doit s’accompagner d’actions concrètes : davantage de financements et un engagement renforcé pour agir sur les systèmes socio-économiques et patriarcaux qui perpétuent ces violences. Une journée internationale permet de reconnaître l’ampleur d’un phénomène et de rappeler l’importance d’une mobilisation collective ; sa disparition, elle, dépendra des actions menées dans chaque pays, avec le soutien de la solidarité internationale.
Source : Girls Not Brides
En Espagne, la police parvient à rapatrier une femme victime de mariage forcé au Pakistan
Le 26 septembre, la police espagnole a rendu publique une affaire de mariage forcé concernant une femme espagnole au Pakistan. Partie avec sa famille en septembre 2026, elle aurait été séquestrée à son arrivée, privée de son passeport puis contrainte d’épouser l’un de ses cousins, alors qu’elle souhaitait se marier avec un ressortissant pakistanais vivant à Barcelone. En coopération avec l’ambassade d’Espagne au Pakistan, la police espagnole a pu la localiser, assurer sa mise en sécurité et organiser son retour en Espagne, où elle a bénéficié d’une prise en charge spécialisée. Deux hommes de 41 et 45 ans ont été arrêtés à l’aéroport et sont soupçonnés de traite d’êtres humains aux fins de mariage forcé.
Plan international dévoile une nouvelle enquête sur la réalité du mariage forcé et des enfants dans le monde en 2026
Le 28 septembre, Plan International a dévoilé l’une de ses dernières enquêtes sur la réalité encore préoccupante du mariage forcé et du mariage d’enfants dans le monde en 2026 : pourquoi ces pratiques existent-elles encore et comment y mettre fin ? Selon l’UNICEF, 640 millions de filles et de femmes vivant aujourd’hui ont été mariées avant leurs 18 ans. À l’échelle mondiale, cela représente encore près d’une jeune femme sur cinq mariée avant ses 18 ans. Ces progrès restent toutefois très inégaux selon les régions. Parmi les filles mariées pendant leur enfance dans le monde, 45 % vivent en Asie du Sud, 20 % en Afrique subsaharienne, 15 % en Asie de l’Est et dans le Pacifique et 9 % en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ces violences perdurent notamment dans les contextes de crise, là où la pauvreté s’installe et où les inégalités de genre perdurent. Parmi les avancées, plusieurs pays ont renforcé leur législation ces dernières années. Des ONG, dont Plan International, travaillent également auprès des jeunes filles pour leur permettre de poursuivre leur éducation et leur autonomie, mais aussi auprès des pouvoirs publics locaux afin de les sensibiliser à cette réalité et de renforcer les mesures de protection.
La Californie devient le 18e état américain à interdire le mariage des enfants
Le 30 septembre, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a signé une loi interdisant tout mariage avec une personne de moins de 18 ans, faisant de la Californie le 18e État américain à adopter une interdiction totale du mariage des enfants. Jusqu’alors, la Californie faisait partie des trois seuls États, avec le Nouveau-Mexique et le Mississippi, qui ne fixaient aucun âge minimum pour se marier : un enfant pouvait se marier avec l’accord de ses parents et l’autorisation d’un juge.

Les associations engagées contre les mariages d’enfants dénoncent depuis longtemps ces dispositions, estimant qu’un enfant ne peut pas donner un consentement pleinement libre au mariage et que le contraindre à se marier constitue une forme de violence. Cette loi est l’aboutissement de près de dix ans de mobilisation : dès 2017, des parlementaires avaient proposé une première législation visant à interdire totalement les mariages avant 18 ans. Plusieurs études ont depuis montré les conséquences importantes de ces mariages pour les jeunes filles, notamment un risque accru de pauvreté, de décrochage scolaire et de problèmes de santé.


