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Newsletter Mars 2026

En Irak, une éminente militante des droits des femmes a été assassinée

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Le 2 mars 2026, Yanar Mohammed, figure majeure du féminisme irakien, a été abattue devant son domicile à Bagdad par des hommes armés circulant à moto. Âgée de 66 ans, elle a succombé à ses blessures après son transfert à l’hôpital. Militante de longue date pour les droits des femmes, elle avait été contrainte à l’exil au Canada en 1993, où elle avait obtenu l’asile politique.

Elle était notamment cofondatrice et présidente de l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, un réseau engagé dans la protection des femmes victimes de violences, notamment celles menacées de crimes dits « d’honneur », à travers le soutien à des foyers d’accueil en Irak et au Kurdistan. Selon Human Rights Watch, cet assassinat s’inscrit dans une série d’attaques visant des militant.es politiques et des défenseur.es des droits humains en Irak au cours de la dernière décennie.

Photo: UN Women/Ryan Brown

Source : Human Rights Watch

La police fédérale australienne constate une hausse des signalements de mariage forcé

Le 4 mars 2026, le média ABC News Australia a publié un article mettant en évidence une augmentation des signalements de mariage forcé auprès de la police. Face à cette hausse, la Australian Federal Police a renforcé sa collaboration avec le Australian Centre to Counter Child Exploitation (ACCCE) afin de mieux prévenir et de détecter ces situations. Les autorités appellent notamment les établissements scolaires à jouer un rôle clé dans la lutte contre le mariage forcé, en identifiant les situations à risque et en signalant les cas préoccupants. Malgré un âge légal du mariage fixé à 18 ans en Australie, la majorité des cas signalés concernent des mineur.es. James Cockayne, commissaire à la lutte contre l’esclavage pour l’État de Nouvelle-Galles du Sud, a souligné que le mariage forcé constitue aujourd’hui la forme d’esclavage moderne la plus signalée dans la région.

Source : ABC News (EN)

Mariée à 16 ans, la tiktokeuse DiaDia fête son divorce sur les réseaux

Le 18 mars 2026, la tiktokeuse Diarra, connue sous le pseudonyme « DiaDia » a suscité un vif débat en annonçant avec joie son divorce. Diarra explique avoir été mariée à l’âge de 16 ans et avoir vécu dans un « ménage toxique ». Au Sénégal, l’âge légal du mariage est de 16 ans pour les filles et 18 ans pour les hommes, 31% des filles sont mariées avant 18 ans et 9% avant 15 ans. Son cas n’est donc pas isolé : le mariage infantile reflète souvent une inégalité de genre liée à l’âge légal du mariage, comme c’est le cas au Sénégal, et touche de nombreuses jeunes filles. Cette pratique rend difficile la poursuite d’une vie autonome et épanouie, comme le montre l’émotion de Diadia ainsi que les témoignages qu’elle a reçus suite à sa vidéo. Aujourd’hui, Diarra affirme se sentir libérée d’une relation destructrice, déclarant : « Cela fait tellement longtemps que je courais après ce papier ». Elle a toutefois indiqué avoir été séparée de ses trois enfants, dont la garde a été confiée à son ex-mari, soulignant que son combat est encore loin d’être terminé.

Source : Seneweb

Sortie du film « Ma fille tu seras libre » au cinéma canadien

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Le 27 mars, au Canada, est sorti le film « Ma fille, tu seras libre », qui raconte l’histoire de Zarmina, 15 ans, contrainte de se réfugier à Montréal et d’accepter un mariage avec un homme présenté comme « bon » pour échapper à un mariage forcé avec un homme plus âgé en Afghanistan. En contrepartie de sa liberté, elle devra toutefois, lorsque sa fille atteindra elle-même l’âge de 15 ans, la confier au neveu de son nouveau mari. Inspiré d’un fait réel relayé dans la presse, le scénario a été écrit par Marie Vien, qui s’est documentée sur les réalités du mariage forcé, notamment en Afghanistan.

Le projet a ensuite été porté par le réalisateur Bachir Bensaddek, avec la participation de Sahraa Karimi, ancienne présidente de l’organisation Afghan Film, en tant que productrice exécutive. Malgré des difficultés de réalisation, l’équipe a mené ce projet afin de susciter de la compassion et de l’espoir, mais aussi pour éclairer une réalité que vivent des millions de femmes dans le monde.

Source : La Presse

+ Retrouvez la déclaration du Women 7 pour des politiques féministes au G7, sur le site du W7 !